Un loyer qui ne tombe pas. Voilà le cauchemar qui hante tant de propriétaires. Les raisons avancées par les locataires pour justifier des impayés sont nombreuses, parfois crédibles, parfois tirées par les cheveux. Pourtant, il existe des mesures concrètes qui permettent d’écarter ce genre de désagrément. Ceux qui souhaitent éviter la galère des loyers qui manquent à l’appel trouveront ici des solutions pragmatiques.
Choisir un bon locataire
La première étape, c’est de ne pas laisser filer la sélection de votre locataire. Trop de propriétaires se retrouvent avec des loyers impayés parce qu’ils ont baissé la garde au moment décisif. L’examen du dossier du candidat ne se limite pas à cocher des cases : il s’agit de comprendre à qui l’on confie son bien.
Voici les pièces à demander pour constituer un dossier sérieux :
- une pièce d’identité (carte nationale ou passeport) ;
- éventuellement, un titre de séjour pour les ressortissants étrangers ;
- les trois dernières fiches de paie ;
- une attestation d’emploi ;
- une preuve de déclaration fiscale.
En étudiant ces documents, vous pourrez réellement mesurer la fiabilité du candidat. Prendre le temps de vérifier chaque pièce, c’est s’éviter bien des ennuis. La vigilance reste de mise : les faux documents circulent, et c’est souvent à l’œil attentif que l’on doit sa tranquillité par la suite.
Souscrire à une assurance loyers impayés
Une sélection rigoureuse ne met pas à l’abri de tout. Un coup dur, une perte d’emploi, et la situation du locataire peut basculer. C’est là qu’intervient l’assurance loyers impayés. Cette garantie, qui couvre le logement, permet au bailleur d’être indemnisé lorsque le locataire ne règle plus son loyer.
Les contrats ne se ressemblent pas tous. Certains couvrent uniquement le loyer impayé. D’autres prennent aussi en charge les charges impayées, les éventuelles dégradations du logement ou encore le départ précipité du locataire. Les conditions sont strictes, les délais à respecter ne laissent pas de place à l’improvisation. Mais avoir une telle assurance, c’est se donner la possibilité de traverser les accidents de parcours sans y laisser sa chemise.
Demander le paiement d’une caution locative
Autre parade classique, la caution de location. De nombreux bailleurs intègrent aujourd’hui cette garantie au contrat de bail. Le principe est simple : une tierce personne, le garant, s’engage à régler les dettes du locataire si celui-ci fait défaut.
Il existe deux variantes principales à cette garantie :
- La caution simple, qui oblige le propriétaire à d’abord se tourner vers le locataire défaillant avant d’appeler le garant.
- La caution solidaire, qui permet de solliciter directement le garant dès le premier impayé.
Le choix entre ces deux options dépend du niveau de sécurité que souhaite le propriétaire. Mais, dans tous les cas, il s’agit d’un filet supplémentaire pour sécuriser la perception du loyer.
La garantie Visale (Visa pour Logement et Emploi)
Depuis quelques années, une solution gratuite a fait son apparition : la garantie Visale. Ce dispositif, proposé par Action Logement, couvre jusqu’à 36 mois de loyers impayés pour certains profils. Elle s’adresse principalement aux étudiants et alternants de 18 à 30 ans, mais aussi aux salariés du secteur privé ou agricole de plus de 30 ans, ainsi qu’aux bénéficiaires d’un bail mobilité.
Cette caution locative, financée par Action Logement, offre au propriétaire la certitude de percevoir son loyer dès le premier impayé. Toutefois, tous les locataires ne peuvent pas y prétendre : il faut répondre à des critères précis. Pour ceux qui y ont droit, c’est un véritable rempart contre les défauts de paiement.
Mettre en place ces différentes garanties, c’est s’épargner bien des tracas et sécuriser ses revenus locatifs. Les propriétaires qui prennent le temps de s’entourer de solides protections ne laissent pas le hasard décider de leur tranquillité. À chacun de choisir la combinaison qui lui correspond, mais une chose est sûre : dans la gestion locative, mieux vaut prévenir que courir après les arriérés.


