2006. Deux technologies font irruption sur le marché, chacune avec ses promesses de haute définition et de révolution numérique : HD-DVD, Blu-ray. La bataille se joue sur les capacités de stockage, la qualité d’image, les possibilités d’enregistrement, et même sur le design des disques. Les amateurs de films, les technophiles et les fabricants se retrouvent pris dans une course à l’innovation où le moindre détail compte.
Blu-ray : Spécifications générales
Le format Blu-ray s’est rapidement imposé comme le nouveau standard pour la vidéo haute définition, en repoussant nettement les limites des anciens DVD. Voici ce qui le distingue concrètement :
- Capacité de stockage préenregistrée, Matériel de lecture (BD-ROM) : un disque Blu-ray simple couche offre 25 Go, tandis que la version double couche grimpe à 50 Go. De quoi stocker des films en HD, des bonus, plusieurs pistes audio et des sous-titres sans transiger sur la qualité.
- Capacité de stockage : Enregistrement à domicile (BD-R/BD-RE) : les disques enregistrables ou réinscriptibles suivent la même logique : 25 Go sur une couche, 50 Go sur deux. Pratique pour archiver ses vidéos personnelles ou sauvegarder des données volumineuses.
- Taux de transfert de données : Blu-ray ne fait pas dans la demi-mesure, avec une vitesse moyenne de 36 à 48 Mbps, jusqu’à un pic de 54 Mbps. C’est bien supérieur au débit de 19,3 Mbps, habituellement réservé à la télévision haute définition classique.
- Propriétés du disque : adopter le Blu-ray, c’était investir dans de nouvelles chaînes de production. Les usines ont dû revoir leurs équipements pour presser ces disques d’un genre nouveau.
- Spécifications vidéo : Le Blu-ray accepte le codage MPEG2, mais offre aussi la compatibilité avec MPEG4 et VC1. La 3D n’a pas été oubliée, grâce au codage MVC.
- Caractéristiques audio : Tous les lecteurs Blu-ray doivent gérer Dolby Digital, DTS et PCM. Pour les amateurs de son, certains modèles proposent aussi Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD ou DTS-HD Master Audio pour une expérience immersive.
- Capacité réseau : Les possibilités de connexion font partie du cahier des charges Blu-ray. Intégrer Internet ou un port Ethernet n’était pas systématique sur les deux premières générations, mais la fonction ouvre la porte à des mises à jour logicielles ou des contenus interactifs.
HD-DVD : Spécifications générales
Côté HD-DVD, le choix a été de miser sur la continuité avec les DVD traditionnels, tout en augmentant la qualité et les capacités. Voici les caractéristiques majeures du HD-DVD :
- Capacité de stockage, matériel de lecture préenregistré (HD-DVD-ROM) : un disque monocouche propose 15 Go, le double couche atteint 30 Go, et une version triple couche de 51 Go a été développée mais n’a jamais trouvé sa place sur les rayonnages des magasins.
- Capacité de stockage, Enregistrement domestique (HD-DVD-R/HD-DVD-RW) : pour l’enregistrement personnel, la simple couche permet 20 Go, le disque double face monte à 40 Go, et le double couche offre 35 Go.
- Taux de transfert de données : Le HD-DVD affiche un débit de 36 Mbps. Là encore, on dépasse le seuil de la TVHD conventionnelle et ses 19,3 Mbps.
- Propriétés du disque : Les disques HD-DVD reprennent la structure de leurs prédécesseurs DVD. Résultat : les lignes de production existantes pouvaient être adaptées sans bouleversement radical.
- Spécifications vidéo : On retrouve la prise en charge de MPEG2, MPEG4 et VC1. En revanche, la 3D n’a jamais été intégrée : le format a été stoppé avant de franchir cette étape.
- Spécifications audio : Tous les lecteurs HD-DVD devaient intégrer Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD, DTS-HD, PCM non compressé, ainsi que les versions standard de Dolby Digital et DTS.
- Capacité réseau : Les fabricants ont fait le choix d’imposer une connexion réseau avec port Ethernet sur tous les lecteurs HD-DVD, pour faciliter les mises à jour et proposer des fonctions connectées ou interactives.
La guerre des formats s’est jouée sur des chiffres, des choix techniques, mais aussi sur la capacité à s’adapter aux évolutions du marché. Aujourd’hui, le Blu-ray a pris le dessus, mais les traces de cette rivalité demeurent, rappelant que même dans l’univers du numérique, rien n’est jamais gravé dans la roche.


